Mes très chères erreurs… de préparateur mental
Ma consœur coach ICF Cécile Guinnebault anime le podcast Mes très chères erreurs, où des professionnels racontent les faux pas qui les ont fait grandir.
L’idée m’a inspiré : et si on appliquait ce regard bienveillant à la préparation mentale ?
Pour en savoir plus : une visite au podcast de Cécile Guinnebault
Je propose un webinaire : la supervision des préparateurs mentaux Mardi 6 oct. 2026
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Voici cinq erreurs que l’on rencontre souvent chez les préparateurs mentaux, y compris expérimentés.
Les situations sont composites et anonymisées, mais elles parleront à beaucoup. Pour chacune, ce qu’un travail en supervision permet d’éclairer, et une piste pour progresser.
Erreur n°1 : vouloir la médaille plus que l’athlète
Julie accompagne une nageuse avant les championnats de France. Au fil des semaines, elle multiplie les messages, les exercices, les relances. Après la contre-performance, c’est elle qui ne dort plus.
En supervision, on découvre que l’enjeu de la sélection était devenu le sien : prouver sa valeur, se faire un nom dans le club. Sans s’en rendre compte, elle a ajouté sa propre pression à celle de l’athlète.
Le tip : avant une échéance, posez-vous la question « qu’est-ce que je gagne, moi, si elle réussit ? ». La réponse n’est pas honteuse, mais elle doit rester de votre côté de la relation.
Erreur n°2 : sortir de son champ sans s’en apercevoir
Un jeune cycliste évoque, presque en passant, qu’il saute des repas pour « s’affûter ». Thomas, son préparateur, propose des exercices de gestion des émotions autour de l’alimentation et continue le suivi.
En supervision, on interroge la limite : est-ce encore de la préparation mentale ? Thomas réalise qu’il a voulu « tout gérer » pour ne pas perdre la confiance de l’athlète, au risque de passer à côté d’une situation qui relève d’un professionnel de santé.
Le tip : définissez à l’avance vos critères d’orientation et ayez un réseau de psychologues et médecins du sport identifié. Orienter n’est pas abandonner, c’est protéger l’athlète et votre pratique.
Erreur n°3 : oublier qui est le client
Le coach d’une équipe de handball finance l’accompagnement d’une joueuse. Après chaque séance, il demande à Sarah « comment ça se passe dans sa tête ». Sarah donne quelques éléments, pour garder de bonnes relations avec le staff.
En supervision, on met à plat le contrat tripartite : qui paie, qui est accompagné, quelles informations circulent, avec quel accord. Sarah voit qu’elle a glissé dans une loyauté envers l’entraîneur qui fragilise la confiance de la joueuse.
Le tip : clarifiez dès le départ, par écrit et à trois, ce qui sera partagé et ce qui restera confidentiel. Ce cadre vous protège autant que l’athlète.
Erreur n°4 : se reconnaître dans l’athlète
Ancien rugbyman, Marc accompagne un jeune joueur blessé au genou, comme lui à vingt ans. Il donne beaucoup de conseils, raconte son parcours, sait « exactement ce que ressent » le joueur.
En supervision, on travaille le contre-transfert : Marc répond à sa propre histoire plus qu’à celle du joueur. Ce qui a marché pour lui n’est pas forcément ce dont ce jeune a besoin.
Le tip : quand vous vous surprenez à penser « je sais ce qu’il vit », ralentissez et posez une question de plus. La proximité d’expérience est une ressource, à condition de ne pas la confondre avec la compréhension de l’autre.
Erreur n°5 : rejouer l’urgence du terrain
Dans un staff sous pression avant une Coupe du monde, tout le monde veut des résultats rapides. Léa, préparatrice mentale, enchaîne les outils, raccourcit les séances, cherche la technique miracle. En supervision, elle arrive elle-même pressée, demande « un exercice qui marche ».
En supervision, on repère le processus parallèle : l’urgence vécue dans le staff se rejoue jusque dans la relation avec le superviseur. Le simple fait de le nommer permet à Léa de retrouver du recul, et de proposer à l’athlète un espace plus calme que l’environnement qui l’entoure.
Le tip : quand vous sentez que vous « courez » en séance, demandez-vous à qui appartient cette urgence. Souvent, la vraie valeur ajoutée du préparateur est justement de ne pas courir avec les autres.
Ce que ces erreurs ont en commun
Aucune n’est une faute de compétence technique. Toutes se jouent dans la relation, dans ce que le préparateur projette, ressent ou rejoue sans le voir. Et c’est précisément ce qu’on ne peut pas voir seul.
En coaching professionnel, la supervision est devenue un standard du métier : code de déontologie, accréditations ICF et EMCC qui l’exigent. La préparation mentale n’a pas encore ce cadre. Pourtant, ce sont les mêmes mécanismes, avec des enjeux parfois plus forts encore : jeunesse des athlètes, médiatisation, pression des résultats.
Pour en parler concrètement, je vous propose un webinaire gratuit mardi 6 octobre 2026
À partir de ma pratique de coach PCC ICF, de mon expérience en préparation mentale de haut niveau et de superviseur certifié avec UNDICI, je vous propose :
→ Les risques réels d’accompagner des athlètes sans espace de supervision
→ Un cas fil rouge pour comprendre projection, transfert, contre-transfert, processus parallèle
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📅 Mardi 6 octobre, 18h-19h30
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Et vous, quelle est votre « très chère erreur » de préparateur mental ? Je serais curieux de la lire en commentaire.
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